L’Envol des Mots

Philippe Béhin-Stroud, écrivain public.

La Glycine du 64

La glycine du 64 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon (photo P. Béhin-Stroud, 1986)
La Glycine du 64

Agrippée fermement à la vieille façade,
Et donnant tout son charme à la cour ombragée
Qu'ornent de ronds pavés, la glycine escalade
Les sombres murs crépis et la grille rouillée.

Elle l’étreint, tantôt de ses verts entrelacs
De bois et de feuillages, tantôt de grappes mauves,
Fleurs qui pour les abeilles sont de tendres alcôves
À l'ombre bienveillante d'un puissant cèdre las.

Même du noir balcon le métal ouvragé
S'évanouit enfin en songe végétal
Sombrant dans l'âpre oubli de ses frères forgés,

Et au cœur de la ville à l'âme minérale
Sa branche foisonnante, au riche chatoiement
Quand murmure la brise, célèbre le printemps.

Philippe Béhin-Stroud

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