La glycine du 64 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon (photo P. Béhin-Stroud, 1986)
La Glycine du 64
Agrippée fermement à la vieille façade, Et donnant tout son charme à la cour ombragée Qu'ornent de ronds pavés, la glycine escalade Les sombres murs crépis et la grille rouillée.
Elle l’étreint, tantôt de ses verts entrelacs De bois et de feuillages, tantôt de grappes mauves, Fleurs qui pour les abeilles sont de tendres alcôves À l'ombre bienveillante d'un puissant cèdre las.
Même du noir balcon le métal ouvragé S'évanouit enfin en songe végétal Sombrant dans l'âpre oubli de ses frères forgés,
Et au cœur de la ville à l'âme minérale Sa branche foisonnante, au riche chatoiement Quand murmure la brise, célèbre le printemps.
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