Il est un vieux castel, dégagé de ses ronces
Au socle rocailleux, qui lentement renaît.
De son ancien logis ne restait pas une once
Il avait disparu, mais enfin reparaît.
Étreignant le rocher où s’ouvrent les enfers,
Il s’était alangui dans un long baiser vert,
Comme des amoureux qui pour s’aimer en paix
S’abritent des regards dans les charmants bosquets.
De nouveau sa façade est frappée d’un écu
Héraldique témoin d’un seigneur oublié
Entouré de ses gens aux faces effacés
Foule décomposée qui jadis y vécut.
Son donjon rebâti au style bourguignon
Allonge lentement son immense ombre grise
Aux crépuscules clairs sur les sages maisons
Qu’il semble dominer d’une mystique emprise.
Les efforts consentis en quelques décennies
Par quelques courageux que la passion empreint
Refusant l’amnésie ou l’éternel oubli
Lui ont rendu son nom : le château de Mâlain.
Château de Mâlain 4 juin 2017 (Photo P. Béhin-Stroud)


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